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French Kissing: la série complète (PAPIER)

French Kissing: la série complète (PAPIER)

Les 6 livres de la saga complète • Plus de 1 600 pages • Économisez 21,95 €

Prix habituel €91,99 EUR
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Précommande ouverte — expédition à partir du 26 août.

Format:Papier

Toute la saga culte enfin disponible en français.

⭐⭐⭐⭐⭐ « C’est comme The L Word à Paris, mais en mieux. »

French Kissing : la série complète réunit les six livres papier en français de cette saga de romance saphique contemporaine signée Harper Bliss. Plongez dans plus de 1 600 pages de romances torrides, d’amitiés indéfectibles et de drames délicieusement addictifs au cœur de Paris.

Si vous aimez The L Word, les héroïnes adultes, les histoires d’amour compliquées et les séries qu’on ne peut plus lâcher, bienvenue dans votre prochaine obsession.

⭐⭐⭐⭐⭐ « Si je pouvais donner 10 étoiles, je le ferais. »

⭐⭐⭐⭐⭐ « Ces livres sont addictifs. »

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Votre pack comprend :

  • Les 6 livres papier de la série complète
  • Plus de 1 600 pages et 450 000 mots
  • Une dédicace personnalisée sur demande
  • Un sac fourre-tout offert aux 30 premières commandes
  • Une expédition directe depuis la Belgique

Paris… Ville Lumière, ville de l'amour… et ville de tous les drames !

Claire et Juliette sont les meilleures amies du monde depuis vingt ans. Ensemble, elles ont bâti une agence de relations publiques florissante — mais leur réussite a eu un prix.

Après dix ans de vie commune, Juliette et sa compagne Nadia se sont peu à peu éloignées, tandis que Claire ne se souvient même plus de la date de son dernier vrai rendez-vous.

Pendant ce temps, Steph, leur employée célibataire et bien décidée à le rester, se rapproche dangereusement d'une nouvelle cliente très en vue.

Avertissement : cet ouvrage contient un langage sensuel, des femmes qui font l'amour, et sans doute plus d'émotions que vous ne pourrez en encaisser.

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Épisode 1

Juliette

— On n’a pas couché ensemble depuis des mois.

Juliette riva son attention sur l’extérieur par la fenêtre du bureau de Claire, hésitant à regarder sa plus vieille amie et associée dans les yeux. Dans le reflet de la vitre, elle put voir Claire remuer nerveusement sur son fauteuil.

— Nadia, elle n’est simplement… presque jamais là. Et je ne dis pas que c’est sa faute, mais depuis sa promotion…

— C’est son moment, Jul, l’interrompit Claire. Tu as eu le tien. C’est son tour, maintenant.

Piquée par cette remarque, Juliette se retourna aussitôt.

— J’ai eu le mien ?

Elle ouvrit les mains, paumes vers le haut, puis elle tendit les bras.

— Au passé ? C’est quoi, tout ça, alors ?

— Ce que nous avons bâti. Au fil d’années de dur labeur et de négligence maritale. J’en suis l’exemple parfait.

— Tu es célibataire uniquement parce que tu es trop difficile, et personne n’est jamais assez bien.

Juliette étudia le visage parfait de Claire. Quelques ridules de rire encadraient ses yeux et elle se teignait désormais les cheveux, mais elle avait toujours l’air dix ans plus jeune que son âge.

Claire se releva de son fauteuil afin de rejoindre Juliette.

— Inutile de t’en prendre à moi, ma chérie. J’ai beau être célibataire, je ne suis pas en manque.

La frustration embrasa les veines de Juliette.

— Tant que tu restes loin des internes…

Un coup puissant toqué à la porte interrompit l’insulte de Juliette. Steph apparut dans l’encadrement, vêtue d’un jean serré et d’un blazer tout aussi moulant. Juliette et Claire éclatèrent toutes les deux de rire.

— Quoi ?

Face à la confusion évidente de Steph, il devenait difficile de se retenir de glousser, mais elles se trouvaient sur leur lieu de travail et tout finissait toujours par être mis en pause pour le travail.

— On parlait justement de toi, répondit Claire. C’est tout.

— Ravie d’être la source d’une telle bonne humeur.

Steph gardait toujours son calme, quelles que soient les circonstances. Il s’agissait de l’une des raisons pour lesquelles elles avaient décidé de l’engager dès sa sortie de l’école, dix ans plus tôt, malgré sa liaison avec l’une des patronnes.

— Dominique Laroche souhaite vous voir à la première heure lundi matin.

— Elle est motivée, commenta Juliette. Nous voulons que tu assistes à cette réunion, Steph. Essaye de porter une tenue… politiquement correcte.

— Bien sûr. Je viens d’acheter un superbe débardeur rouge…

— Ne t’en avise même pas. C’est la star montante de MRL, et nous voulons faire bonne impression.

Juliette dévisagea Steph et son sourire éclatant, comprenant trop tard que son amie et employée la chambrait.

— Sois simplement à l’heure, ce soir.

— Il y a un code vestimentaire ? s’enquit Steph.

— Une tenue classique de lesbienne fera parfaitement l’affaire.

— Si tout le monde se ressemblait… marmonna Steph avant de tourner les talons et sortir du bureau de Claire.

Juliette jeta un œil à sa montre, puis un bâillement irrépressible lui échappa.

— Je ferais mieux d’y aller. Oh, et je préfère te prévenir, même si je n’étais pas censée t’en parler pour éviter toute gêne… Nadia a invité une médecin de l’hôpital qu’elle souhaite te présenter.

Sous le regard de Juliette, Claire leva les yeux au ciel.

— Je croyais que vous aviez accepté d’arrêter de jouer les entremetteuses ?

— C’était le cas, mais Nadia ne semble suivre que ses propres règles, en ce moment.

— Hey, sois un peu indulgente envers elle, d’accord ? Elle a supporté tes habitudes de bourreau de travail pendant des années. Vous finirez par retrouver vos marques.

— On a discuté de, euh, pimenter un peu les choses…

Le rouge monta aux joues de Juliette. Elle se dirigea vers le fauteuil destiné aux visiteurs, devant le bureau de Claire sur lequel cette dernière était toujours appuyée, puis elle s’y installa.

— Mais ça ne sort pas de cette pièce, d’accord ?

— Évidemment.

Claire haussa les sourcils, manifestement intriguée.

— On était un peu pompettes, cela dit, sinon, enfin, on ne penserait jamais…

Juliette divaguait, elle en était consciente. Elle prit une profonde inspiration avant de reprendre.

— On envisageait d’aller à Les Pêches un de ces weekends, avec l’intention de trouver quelqu’un pour un plan à trois.

Un sourire s’épanouit sur les lèvres de Claire.

— Toi ? La maniaque du contrôle que tu es inviterait une inconnue dans ton lit ?

— Mieux vaut une inconnue qu’une connaissance.

— Je n’en suis pas si sûre, Jul.

Juliette ignora le petit rictus de son amie.

— Quoi ? Tu te portes volontaire ?

— J’ai déjà donné.

Le sourire de Claire redoubla d’éclat, révélant ses dents impeccablement blanches.

— Je suis sérieuse.

Rien ne ferait plus plaisir à Juliette que d’en rire.

— Ma relation est en train de s’effondrer, et je ne sais pas comment l’empêcher.

Claire se rapprocha et lui posa une main sur le genou.

— Elle n’est pas en train de s’effondrer. Vous traversez simplement une période difficile, et vous devez vous adapter à certains changements dans vos vies. Vous allez vous en sortir. Vous êtes Juliette et Nadia, pour l’amour du ciel.

— Et si ce n’est pas le cas ? Et si on ne s’en sort pas ?

Claire lui serra le genou.

— N’y pense même pas, ordonna-t-elle avant de jeter un œil à sa montre. Tu n’as pas un dîner à préparer ?

— Oui, on va éviter de gâcher ça aussi.

— Tu as besoin d’aide ?

Juliette lança un regard dédaigneux à son associée.

— Tu mettrais le feu à ma cuisine.

— Pas faux.

Claire tira sur le bras de Juliette pour l’obliger à se lever, puis elle l’embrassa rapidement sur la joue avant de la faire pivoter et de la pousser doucement vers la porte.

— On se voit à vingt heures.

Juliette passa par son propre bureau, voisin de celui de Claire, afin d’éteindre son ordinateur avant de rentrer chez elle. Les bureaux de Barbier & Cyr étaient situés dans une petite rue des Champs-Élysées, à quinze minutes de marche de l’appartement qu’elle partageait avec Nadia. Juliette refoula toute pensée négative concernant sa relation afin de se concentrer sur le plat qu’elle comptait préparer pour ce soir. Du coq au vin accompagné d’un gratin dauphinois. Non, elle ne surcompensait pas du tout.


Nadia

— À quoi pensais-tu ?

Nadia tenta d’ignorer la question de Juliette. Elle l’avait attendue toute la soirée, mais elles n’avaient pas eu un seul instant rien que toutes les deux.

— Tu n’aurais pas pu choisir quelqu’un de moins compatible avec Claire. Tu la connais.

— Chérie.

Nadia se retourna, son dos appuyé contre le lavabo.

— Quand te sortiras-tu de la tête que Claire ne pourra tomber amoureuse que d’une femme qui te ressemble ? interrogea-t-elle avec un sourire crispé. Les gens changent. Leurs goûts évoluent. Même si votre collaboration est désormais excellente, de ce que tu m’as raconté, quand vous étiez en couple à l’époque, tout n’était pas si tranquille, je me trompe ?

Nadia observa la mâchoire de Juliette se décrocher. Cette dernière secoua ensuite la tête, son regard dénué de toute tendresse et de tout humour.

— Ce que tu viens de dire est tellement problématique. J’y retourne, mais cette conversation n’est pas finie, loin de là.

Elle tourna les talons et sortit de la cuisine. Toutefois, avant de changer de pièce, elle pivota afin de faire face à Nadia.

— Claire est ma meilleure amie depuis plus de vingt ans. Je pense connaître une chose ou deux à son sujet.

Sur ces mots, elle s’en alla pour de bon.

Pour la énième fois, Nadia se demanda quand elles avaient cessé d’être sur la même longueur d’onde sur la plupart des sujets. Tout était tellement simple, avant. Maintenant, elles discutaient sérieusement de plans à trois afin de sauver leur relation, même si ça n’arriverait jamais si Nadia avait son mot à dire.

Elle ouvrit le réfrigérateur et en sortit le gâteau au chocolat qu’elle avait acheté au lieu de le préparer elle-même. Un mauvais point supplémentaire pour elle.

— Tout est sous contrôle ?

La question de Steph la fit sursauter. Néanmoins, Nadia acquiesça. Un sourire forcé aux lèvres, elle repoussa ses soucis au fond de son esprit.

— J’apporte le dessert dans quelques instants.

— La médecin est sympathique, commenta Steph d’un ton que Nadia ne reconnaissait que trop bien.

Génial.

— Tu essayes de la caser avec Claire ? Parce que je ne suis pas sûre que ça fonctionne. Mais tu me connais, je suis toujours prête à prendre la relève.

— C’est quoi votre problème, à tous ? Vous passez deux heures en présence de quelqu’un et ça vous suffit pour vous faire un avis ? Quelqu’un a demandé à Claire ce qu’elle en pense ?

Nadia ne prit conscience qu’après avoir posé sa question que le volume de sa voix n’était pas du tout adapté à la proximité entre la cuisine et la salle à manger.

Claire, parfaitement apprêtée, apparut dans l’encadrement de la porte.

— Tu m’as appelée ?

Le gâteau au chocolat toujours en mains, Nadia soupira.

— Non.

— Oh. Désolée.

Après un rapide clin d’œil, Claire repartit, Steph sur ses talons.

Nadia se redressa, leva le menton, et emporta le gâteau dans le salon.

— Inutile d’applaudir, je ne l’ai pas préparé moi-même.

— Mais tu as pris le temps d’aller le chercher pour nous, contra Claire.

— Il a l’air délicieux, ma puce.

Le dédain sous-jacent dans la voix de Juliette lui était devenu bien trop familier, et Nadia remarqua le bref échange de regard entre sa compagne et Claire.

— Je me charge de le couper, proposa Margot, la chirurgienne sincèrement canon invitée par Nadia. C’est mon travail, après tout.

Il était vrai que, contrairement à la plupart des Français, et surtout Juliette, Margot n’était pas amoureuse de sa propre voix et ne jacassait pas sans arrêt simplement pour s’entendre parler. Ces derniers temps, Nadia préférait largement un déjeuner expéditif et tranquille en compagnie de Margot plutôt que les dîners pour lesquels Juliette se démenait tant. Ses motivations romantiques n’étaient pas en cause. Toutefois, bien qu’elle prenne soin de ne jamais exprimer de critiques trop directes, Juliette paraissait ne plus avoir beaucoup de bonnes choses à dire au sujet de Nadia.

Celle-ci s’assit et dévisagea ses amies ainsi que sa compagne de dix ans. Elle ne se sentait généralement pas aussi abattue en leur présence. Il s’agissait d’un temps de congé, de détente, mais en toute honnêteté, Nadia ne rechignerait pas à faire des heures supplémentaires si c’était tout ce qui l’attendait à la maison.

Incapable de s’asseoir comme une adulte, Steph avait adopté sa posture habituelle, une jambe repliée sous elle. La frange blonde de Claire était coupée afin de presque lui tomber dans les yeux, des yeux que Nadia avait vus se poser sur Margot dans quelques instants de vulnérabilité, quoi qu’en disent les autres. Margot était toujours aussi calme, entraînée à garder son sang-froid en toutes circonstances. Cela pouvait être un léger désavantage dans certaines situations sociales, mais sans les conseils prodigués par sa collègue lors de leurs déjeuners de ces dernières semaines, Nadia ne serait sûrement plus assise à cette table.

Puis, il y avait Juliette. Elle avait abandonné son tailleur pour la soirée et paraissait détendue, vêtue d’un jean et d’un tee-shirt. Que les apparences pouvaient être trompeuses. Juliette Barbier, l’amour de sa vie, ne pourrait pas lui sembler plus éloignée si elle se trouvait en mission au pôle Nord.

Et peut-être ne devrait-elle pas, mais Nadia fit ce qu’il fallait pour anesthésier cette sensation sinistre qui se répandait dans sa poitrine. La prémonition que cela ne pouvait pas durer, que ce cadre était factice, les personnes présentes de simples actrices jouant un rôle appris par cœur. Elle se versa un autre verre de vin.

Thèmes et tropes

  • Écart d'âge
  • Romance au boulot
  • Couple à long terme
  • Intrigue politique
  • D'énemies à amantes
  • Les opposés s'attirent

Livraison

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Portrait de l’autrice Harper Bliss, souriante et portant des lunettes, recadré dans une forme de cœur, avec une bibliothèque floue en arrière-plan.

À propos de Harper

Harper a toujours été passionnée par les romans d'amour, mais elle en avait assez de ne jamais lire des histoires sur des femmes comme elle, des femmes qui tombent amoureuses d'autres femmes. Alors, elle a décidé de prendre les choses en main et d'écrire elle-même ces livres.

Aujourd'hui, après une quarantaine de romans, elle a créé un catalogue célébrant l'amour sapphique dans toute sa splendeur. Elle adore écrire sur des femmes imparfaites (certaines pourraient même être qualifiées de difficiles) et aborder des sujets plus sensibles ou controversés. Harper tient à montrer que l'amour peut entrer dans nos vies à tout âge et se plaît à représenter des femmes qui découvrent l'amour, et leur amour pour les femmes, plus tard dans la vie. Les écarts d'âge et le "toaster oven" sont deux de ses tropes préférés !